Temps, mort. (Opéra Brut)

Textes et mise en scène de Romain LAFON-PACHOT.

Avec Scarlett Audry, Jérôme de La Bernardie, Loïc Derouineau, Louise Espaignet, Isabelle Francoz, Isabelle Gaspar, Romain Lafon-Pachot, Marion Méric, Louise Morel, Lola Raigneau, Amarine Rignanese, Léa Saunal, Antoine Toulemonde.

TREIZE ÂMES DÉSOEUVÉES s’agitent et se pavanent dans un espace éternel, et pour tuer le temps, changent de rôle comme de chemise… 

… Marraine la Bonne Fée, l’Ange Pédophile, Marguerite Duras, Hélène de Troie, une sorcière ivre morte, Jésus de Nazareth, Stéphane Bern, des harpies, une prof de philo suicidaire, une prof d’histoire meurtrière, des Parisiens insipides, des zombies mannequins, un sage tibétain, Renaud et Axelle Red, une petite fille afghane et un petit portoricain, une horloge humaine, un enfant centenaire, le Vicomte de Valmont, un couple de Mormons, des androïdes déréglés, des punks à chien et leur chien, les Enfoirés, Christina Cordula, un crooner, les Trois sœurs de Tchékhov, Élise Lucet de France Télévisions, la Dame Blanche, des traducteurs militaires,Jules César, la fille du PDG de Charal, un petit Silence, une militante pour le Bien, Frédéric Chopin, Paco mon copain d’Acapulco, les nominées au meilleurdésespoir féminin, Louis-Ferdinand Céline, Jeanne d’Arc, Andy-fille-de-la-nuit-qui-a-un-mec-qui-vit-sur-Saint-Denis, Siddhartha Gautama, les Frères Karamazov, une dictatrice vénézuélienne, un artiste contemporain en vogue, une serveuse dans un bar texan, Marie-Antoinette, Satan, un coach en développement personnel, Électre, un affreux bonhomme et bonne horrible bonne femme, des stylistes SS, Blanche Dubois, Dame Nature, Patrick Balkany, Macbeth, des collégiens de ZEP, Socrate, Emily, Charlotte et Anne Brontë, et quelques autres… 

Sur une musique ininterrompue qu’elles interprètent en livE, se muant du garage rock à la folk en passant par le chant grégorien, ces figures baroques et grotesques qui n’auraient jamais se rencontrer se réunissent, s’isolent, s’affrontent, se tuent puis ressuscitent, inlassablement, et disent, chantent et dansent la coriace rage de vivre qui les ronge.

Ce sera une donc fête folle, une orgie poétique, un « opéra brut » ; opéra, car spectacle bâtard où se mêlent théâtre et danses sur une progression musicale: une forme sans fil narratif, qui instaure un rapport direct avec le spectateur et s’adresse d’abord à ses émotions plutôt qu’à son intellect ; et brut, à l’instar des œuvres d’Art Brut, assumant leur amateurisme, et faisant LEUR force.

Nous incarnons des archétypes provenant d’univers hétéroclites : de grandes figures de l’Histoire et de la littérature côtoient des personnalités télévisuelles et des figures clichées de mauvais goût. De même, la partition sonore juxtapose du rap et du punk braillard « fait maison » avec du Chopin et du chant polyphonique orthodoxe. Nous instaurons ainsi une atmosphère trouble, ambiget imprévisible, où se lient le vulgaire et le noble, le cabot et l’intime, le solennel et le frivole, le ridicule et le sublime.

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Temps, mort. Est en résidence :

  • Au théâtre LE HANGAR du 18 au 31 Décembre 2021 à TOULOUSE (31).